ExoNaiSens : Coaching pour personnes à haut potentiel - Coaching parental à Malonne près de Namur (Province de Namur - Wallonie - Belgique)
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Publié le 23/10/2014 , Mis à jour le 23/10/2014

En France, plus de 300 000 personnes sont considérées comme «surdouées». Selon Olivier Revol, pédopsychiatre lyonnais, la moitié d’entre eux ne le savent même pas.

 Votre progéniture vous mène la vie dure ? Elle ne veut plus aller à l’école, ou perturbe les cours de ses petits camarades ? Sans que vous le sachiez, elle fait peut-être partie des 300 000 surdoués français. Olivier Revol, chef du service de psychiatrie et neuropsychiatrie de Lyon, tiendra une conférence à ce sujet demain soir à l’Université Paul Sabatier. Il nous en parle.

Comment détecte-t-on un enfant surdoué ?

On observe des signes différents selon l’âge de la personne concernée. Les petits avec une intelligence supérieure à la moyenne ont souvent un regard différent. Ils parlent tôt et possèdent la même syntaxe qu’un parent. Ils veulent tout contrôler et tout comprendre. Chez l’adulte, ce n’est pas pareil. Souvent, il a des fulgurances, il est anxieux et sensible. Il se sent en décalage avec la société et n’a pas les mêmes centres d’intérêt.

On peut donc être adulte surdoué sans le savoir…

 

Sur les 300 000 surdoués, environ 150 000 ignorent qu’ils le sont. Certaines personnes sont mal dans leur peau depuis l’enfance. La plupart du temps, les parents s’aperçoivent qu’ils sont surdoués au moment où on le détecte sur leurs petits. Après ça, ils sont soulagés, car ils comprennent leur mal-être

L’éducation nationale a-t-elle un programme spécifique pour ces jeunes ?

Tout est fait pour que les enfants à fort potentiel soient accueillis comme les autres, tout en tenant compte des différences. Comme pour un dyslexique par exemple. Les professeurs sont chargés d’approfondir leur discours avec un programme plus spécialisé. Des fois, l’élève saute une classe en primaire ou en maternel afin qu’il ne s’ennuie pas.

Ces personnes-là sont souvent moquées au collège…

C’est effectivement la période la plus compliquée pour eux. Ces gamins sont souvent moqués ou victimes d’invincibilités. Du coup, ils croient être moins bien que les autres. La classe la plus difficile, c’est la cinquième. Le décalage se voit plus, surtout que c’est la plus ennuyeuse, sachant que l’on répète ce que l’on a déjà vu en sixième…

Faut-il les mettre dans des écoles spécialisées ?

Je ne sais pas, je pense que c’est du cas par cas. Selon moi, l’école idéale pour un jeune précoce est celle de son village ou de son quartier. Il doit être avec ses amis. Par contre, s’il rencontre des difficultés, il faut le mettre dans un collège pour surdoué, avec un cursus en trois ans au lieu de quatre.

On dit souvent que les enfants intelligents perturbent le reste de la classe…

Une fille précoce va avoir tendance à fuir l’école. Comme elle s’ennuie, elle ne veut plus y aller. Pour les garçons c’est différent. Ils ont tendance à vouloir se faire remarquer avec des comportements inadaptés, ils n’écoutent rien. Les parents doivent faire attention lorsqu’ils observent ces signes chez leurs enfants.

Que faut-il faire pour savoir si l’on fait partie des surdoués ?

Vous devez aller voir un psychologue pour un test de QI. Au-delà de 130, vous êtes considérés comme au-dessus de la moyenne. Après, le résultat on s’en moque un peu. Le plus intéressant c’est les points forts et les points faibles de ces gens-là. Il y a plusieurs types d’intelligence, c’est pour cela que les surdoués travaillent dans tous les corps de métiers.

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