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DÉMÊLER LES FILS DU TDAH

La Presse+, Edition du 12 décembre 2017, section Pause Santé, écran 2


Tout le monde a son avis sur ce qu’est le trouble du déficit de l’attention et sur ce qu’il faut faire ou ne pas faire pour y remédier. Est-ce une simple différence ou un vrai problème ? Est-ce une bénédiction ou un handicap ? Y a-t-il trop de diagnostics ou de sous-traitements ? Nous avons posé 12 questions qui divisent la population à 5 spécialistes reconnus. Voici leurs réponses.

UN DOSSIER D’ISABELLE AUDET ET DE JEAN SIAG

LE DIAGNOSTIC
Y a-t-il plus de personnes avec un TDAH aujourd’hui ?

Les experts interrogés se montrent nuancés à ce sujet. Le fait que les professionnels de la santé arrivent désormais à mieux diagnostiquer ce trouble peut donner l’impression que davantage de personnes en sont atteintes. Cependant, elles ne sont pas plus nombreuses aujourd’hui qu’il y a 30 ou 40 ans, expliquent Ariane Hébert, psychologue, et la Dre Annick Vincent, psychiatre. De 5 à 7 % de la population serait touchée par un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité et ce pourcentage se maintient. « Il n’y en a pas plus, ils sont plus dysfonctionnels, précise la Dre Christiane Laberge. Aujourd’hui, on a des gens qui doivent performer de plus en plus, chez qui l’attention est primordiale. » Chez les enfants, il arrive toutefois que l’on suspecte trop vite la présence d’un TDAH, nuance Johanne Lévesque, neuropsychologue. « Il y a une forme d’intolérance, qui est peut-être bienveillante, pour les enfants qui ont de la difficulté », souligne-t-elle. D’où l’importance d’une évaluation rigoureuse qui viendra confirmer ou infirmer ces impressions. Pour sa part, le neuropsychologue Benoît Hammarrenger souligne qu’il serait pertinent de vérifier une hypothèse selon laquelle des polluants pourraient avoir des effets sur le développement du cerveau. 

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Les troubles de déficit de l'attention touchent aussi les adultes


Entre 3 à 4% des adultes seraient atteints de ces troubles plus connus pour toucher les enfants.

Ils sont trois fois plus nombreux que les schizophrènes, et pourtant, les articles grand public qui leur sont consacrés sont rares, comme si le sort des adultes souffrant de troubles de déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité(TDAH) n'intéressait personne: ni les pouvoirs publics, qui n'ont jamais lancé de «plan TDAH», ni les professionnels de la santé, qui n'en entendent même pas parler pendant leurs études. Trois des symptômes principaux du TDAH sont l'inattention, l'hyperactivité et l'impulsivité, chacun étant «dosé» différemment selon les personnes. Mais provoquant en fin de compte une vie chaotique d'adultes en perdition.

Importance du diagnostic précoce

Cela se fait déjà depuis longtemps dans d'autres pays comme la Grande-Bretagne, la Hollande, la Norvège, les États-Unis, etc., alors pourquoi un tel retard en France? «La conséquence, c'est une énorme perte de chance pour ces adultes au parcours souvent très chaotique et leur famille», dénoncent d'une seule voix les Drs Régis Lopez et Hervé Caci, respectivement psychiatres au CHU Gui-de-Chauliac de Montpellier et au CHU Lenval de Nice (et coauteur de Le TDAH de l'enfant à l'adulte, Éd. Dunod, à paraître en novembre 2016). «C'est d'autant plus dommage qu'avec une prise en charge adéquate, ces adultes pourraient mener une vie normale.» Grâce à leur pugnacité et à celle de confrères, une ébauche de réseau voit le jour dans le sud de la France, avec la mise en place de centres de référence, à Bordeaux, bientôt à Montpellier et à Nice. Christine Gétin, présidente de l'association TDAH-France, remarque «que l'association reçoit plusieurs appels par semaine d'adultes qui ne savent plus vers quel médecin se tourner. Nous avons même des médecins qui nous appellent pour savoir à qui adresser leurs patients!

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6 façons de vaincre la procrastination

TDAH mon amour | Télé-Québec

Procrastiner, c’est l’art de trouver mieux à faire que ce que l’on doit vraiment faire… Et les gens atteints du TDAH sont des spécialistes en la matière! Distraits par leurs pensées ou par les stimuli extérieurs, ils peinent à se mettre à la tâche et leurs difficultés à s’organiser les empêchent même parfois de savoir par où commencer un projet ou une tâche. Quelques conseils pour lutter contre cet empêcheur de tourner en rond :


1. Faites une liste

Ça vous permet d’organiser vos pensées, de structurer votre travail et d’évaluer vos progrès. Lorsque vous définissez des tâches pour meubler la liste, soyez précis : plutôt que d’écrire « faire du sport », écrivez « faire 20 minutes de jogging ». Plus vos actions seront précises et concrètes, moins vous aurez à réfléchir avant de vous mettre à la tâche, et c’est là le pouvoir de la liste!

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TDAH: comment vivre avec un adulte hyperactif?

l’express Styles, Leslie Rezzoug, 18/04/2016.

Cela fait longtemps que Sandra a renoncé. Depuis 30 minutes, Victoire, sa soeur, ne cesse de s’agiter. Elle se lève, se rassoit, court chercher un verre d’eau, un magazine, un cendrier. Avec une bienveillance un peu lasse, cette monitrice d’auto-école de 34 ans suit d’un oeil distrait ce manège. « Victoire est tout le temps comme ça. Je n’essaye même plus de la calmer », confie-t-elle, résignée. « Elle m’épuise. J’ai l’impression de regarder un film en accéléré. Je me sens vraiment démunie face à sa maladie », se désole-t-elle.

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La dyspraxie : le handicap fantôme!

Sylvie Breton, 10 octobre 2010

Les enfants atteints de dyspraxie semblent généralement « normaux ». Ils ont l’air de bien fonctionner, mais en sont souvent incapables de façon parfaitement autonome. Levons le voile sur la dyspraxie!

La dyspraxie est probablement le handicap invisible le plus subtil de tous les handicaps physiques.

Mais qu’est-ce que la dyspraxie?

La dyspraxie est une atteinte neurologique, présente chez environ 6 % des enfants, se traduisant par un trouble, plus ou moins sévère, de la planification et de la coordination des mouvements nécessaires à l’exécution d’une action volontaire. Cela se traduit par une difficulté à penser et à organiser une action dans sa tête et à rendre cette action de plus en plus automatique de façon à l’exécuter sans y repenser.

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LA DYSLEXIE, UN FARDEAU, UNE FORCE

PAMELA SARTIAVOCATE, MONTRÉAL

Journal La Presse – Avril 2016

Je fais mon coming out. Je suis dyslexique.

Toute ma vie, j’ai avancé avec ce fardeau. À l’école, la montagne à franchir était impressionnante. Je me souviens de ces vieilles blessures dont je porte encore les marques. Lire comme un robot, écrire dans les pleurs et surtout ne pas être comme tout le monde.

Pourquoi je vous dévoile ceci ? Pour deux raisons. Tout d’abord, j’ai eu de l’aide, beaucoup même, et des encouragements, tant à l’école qu’à la maison. Orthophonistes, orthopédagogues, certains professeurs et surtout une maman en or. Un réseau qui m’a permis de franchir cette montagne et de passer à travers mon primaire et mon secondaire.

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Le diagnostic de TDAH chez l’adulte

Femme actuelle, Esther Buitekant, 30 janvier 2017.

 

Le TDAH (Trouble Déficit de l’attention Hyperactivité) est un trouble neurologique qui affecte de nombreuses sphères du comportement et entraîne notamment des difficultés de concentration, une impulsivité ou des difficultés à interagir en société. Sa prévalence en France est estimée entre 3 et 5% chez l’enfant d’âge scolaire. Mais ce syndrome concerne aussi les adultes. Le diagnostic est souvent pour eux un soulagement et la possibilité de mettre enfin un nom sur des troubles présents depuis des années.

L’adulte TDAH est souvent parent d’un enfant TDAH

« L’évaluation pour le TDAH a été suggéré par le pédopsychiatre de mon fils. Il retrouvait chez moi des comportements similaires… » Le cas de Clarisse, 45 ans, n’est pas isolé. Nombreux sont les adultes dont le diagnostic intervient alors que leur enfant vient lui-même d’être diagnostiqué TDAH et il est fréquent de retrouver plusieurs cas au sein d’une même fratrie. Pour de nombreux adultes TDAH, ce diagnostic, bien que tardif, est souvent un soulagement : « Le fait de savoir que je suis TDAH m’a permis de mettre un nom sur des comportements que j’ai depuis toujours. »

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Quand l’estime de soi s’écroule

25 octobre 2014 | Assïa Kettani – Collaboratrice | Science et technologie

Le texte fait partie d’un cahier spécial.

Pour de nombreuses personnes, vivre avec un trouble d’apprentissage revient à fournir plus d’efforts pour obtenir des résultats décevants et à être confronté de façon quotidienne à l’échec. Une situation dont les séquelles se manifestent à plusieurs niveaux, notamment à travers une faible estime de soi et un état d’anxiété chronique.

« Tout le monde a besoin de se faire dire qu’il est bon. C’est ce qui alimente l’estime de soi et la construction de son image », avance Dave Ellemberg, neuropsychologue et professeur au Département de kinésiologie de l’Université de Montréal. Alors que, en contexte scolaire, les enseignants utilisent fréquemment des systèmes de valorisation faits d’étoiles, de bonshommes sourire et de tableaux d’honneur, le jeune souffrant de dyslexie, lui, n’a jamais d’étoile et son nom ne figure pas sur le tableau d’honneur. « On lui dit simplement de travailler plus fort. » Selon les circonstances, ses échecs peuvent être attribués à la paresse ou à de faibles capacités intellectuelles. À une autre époque, on aurait dit simplement qu’« il n’est pas fait pour l’école ».

Dans sa famille, le jeune peut être amené à penser, à tort ou à raison, qu’il doit avoir de bons résultats et un comportement irréprochable pour mériter l’amour des parents. « Imaginez le stress de performance », avance Germain Duclos, psychoéducateur et orthopédagogue, dont le dernier ouvrage, Le sentiment d’infériorité chez l’enfant, va paraître aux éditions du CHU Sainte-Justine.

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Qu’est-ce qu’un élève doit savoir au sujet de son trouble d’apprentissage pour être en mesure de défendre ses propres intérêts ?

Par Mike Di Donato, enseignant agréé de l’Ontario et Brian Hayes, enseignant agréé de l’Ontario

 

Pour acquérir l’habileté à défendre ses intérêts, qu’on nomme aussi « autonomie sociale », l’élève ayant des troubles d’apprentissage (TA) doit d’abord comprendre l’impact des TA sur son apprentissage. Lorsqu’un diagnostic de TA est posé, les parents, les professionnels de l’apprentissage (salle de classe, EED) et les psychologues ne prennent pas toujours le temps d’expliquer à l’élève quel sera l’impact des TA, et l’enfant est laissé dans le noir.

L’élève ayant des TA possède la capacité cognitive d’apprendre. Il est donc important que l’équipe de soutien prenne soin de bien expliquer ce qu’est un trouble d’apprentissage, en utilisant des termes non scientifiques que l’élève peut facilement comprendre. Pour réussir, tout élève a besoin de comprendre son style d’apprentissage ; pour l’élève ayant des TA, il est primordial qu’il puisse éventuellement, communiquer son mode d’apprentissage particulier.

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Fabienne Lacroix
Votre coach accompagnant
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