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Cécile Van de Velde : « C’est la jeune génération qui détient aujourd’hui les clés de sortie de crise »

LE MONDE | 

Cécile Van de Velde est professeure de sociologie à l’université de Montréal, où elle dirige une chaire de recherche du Canada sur les inégalités sociales et les parcours de vie. Egalement membre de l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris, elle a publié Sociologie des âges de la vie ­(Armand Colin, 2015).

Dans un monde en pleine mutation, qu’observez-vous chez les jeunes qui cherchent à s’orienter ?

Ce qui est difficile à vivre aujourd’hui, c’est le double discours qui entoure l’orientation. On dit aux jeunes : « Vas-y, choisis ta voie, sois toi-même ! », et en même temps : « Tout est bouché, sois stratégique et dépêche-toi ! » Ce discours paradoxal est porté également par les parents. Il crée un vertige du choix, alors même qu’il y a peu de perspectives. Comme si trouver sa voie pouvait être une révélation.

Tout récemment, une jeune Montréalaise me disait : « J’ai trop de choix, je n’y arrive plus. » Alors qu’il existe une multitude d’endroits pour trouver de l’information, le choix peut être anxiogène. Source de liberté, il peut se révéler aussi source d’angoisse, de vertige, voire de ­solitude, même chez les gens très entourés, avec des parents qui conseillent, des amis qui cherchent aussi leur voie… Nous sommes dans une culture de l’immédiat et on entretient l’idée que ce choix pourra se faire rapidement.

Ce qui manque, c’est du temps, du temps pour soi. Du temps pour faire le point. Il faut oser le temps long pour se trouver, s’ajuster, choisir et rechoisir son chemin. Avancer par tâtonnement, par refus, par addition successive d’expériences, tout au long de sa vie, c’est un processus qui dure jusqu’à la retraite. On l’oublie ou on le nie. La société française a peu pensé ce temps long de la construction de soi.

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Aider son ado dans le choix de son orientation

POSTÉ PAR LAURENCE | 10/05/2017 |https://www.lesbonsprofs.com

 

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“Que veux-tu faire plus tard ?” est la question d'orientation qui hante bon nombre d’élèves dès la Troisième. Si la réponse leur paraissait évidente en primaire: “maîtresse, infirmière, pompier, pilote d’avion…”, à 15 ans elle se résume souvent à un “ben, j’sais pas… ?” Et on le comprend: comment se représenter précisément son avenir quand sa seule expérience professionnelle se résume à un stage d’observation d’une semaine et que la courbe du chômage ne cesse d’augmenter ? 

Et pourtant, il va devoir faire un choix dès la fin du collège: filière générale ou filière professionnelle (BEP, CAP, bac pro). A nouveau en fin de seconde: voie générale (S, ES ou L) ou voie technologique (STI, STT, STPA…) et enfin après la terminale.

Dans ces conditions, comment accompagner son enfant quand il n’a aucune idée du métier qu’il pourrait exercer ? Comment l’aider à surmonter ses angoisses de s’engager dans une voie sans garantie de réels débouchés ?

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Se former à l’ère de l’intelligence artificielle

 

« Les illettrés du XXIème siècle ne seront pas ceux qui ne savent pas lire ou écrire mais ceux qui ne savent pas apprendre, désapprendre et réapprendre », prédisait le futurologue Alvin Toffler dès les années 70. Mais que faut-il apprendre dans un monde déjà dominé par les nouvelles technologies et demain par l’intelligence artificielle ? Et comment ? Que deviendront les diplômés d’aujourd’hui dans ce monde de la « fin du travail » que prophétisait Jeremy Rifkin en 1995 dans son livre éponyme ? Autant de questions qu’on s’est posé la semaine dernière au Qatar où se déroulait le World Innovation Summit for Education (Wise), un événement qui réunit depuis 2009 les grands acteurs de l’éducation venus du monde entier.

Des étudiants de NEOMA BS visitent une entreprise en réalité virtuelle

La montée en puissance de l’IA

Après l’ère numérique, les formateurs doivent maintenant faire face à la montée en puissance d’une intelligence artificielle (IA) qui s’apprête à tout bouleverser.  «Aujourd’hui et demain, les besoins en professionnels du numérique maîtrisant notamment les concepts globaux de l’IA et les cas d’usage vont devenir pressants pour accompagner les projets métiers ou les innovations technologiques», estime l’association Pasc@line dans une toute nouvelle étude. Elle préconise donc d’intégrer le sujet « Intelligence artificielle » dans l’ensemble des cursus des étudiants ingénieurs du numérique, de multiplier les spécialisations en fin de cycle mais aussi d’enseigner les concepts et les cas d’usages principaux de l’IA dans les formations d’ingénieurs ne relevant pas spécifiquement du numérique mais également dans les écoles de management.

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